À l’heure où de nombreuses entreprises se lancent dans l’aventure du web social, 44 % des entreprises du secteur pharmaceutique se tiennent encore à l’écart des réseaux sociaux. Tandis que les laboratoires sont nombreux à vouloir franchir le pas du community management, ceux qui l’ont déjà fait en retirent de multiples avantages, malgré des freins et certaines réticences.

Les entreprises pharmaceutiques présentes sur les réseaux sociaux en ont des usages très divers. Mais elles sont encore fréquemment confrontées à la problématique de l’animation et du dialogue sur les réseaux sociaux. De manière générale, il apparaît que ceux-ci sont avant tout conçus et utilisés comme un outil de communication, mais aussi parfois de veille.

Une opportunité pour l’industrie pharmaceutique

Pour 92 % des dirigeants interrogés, les réseaux sociaux représentent une évolution favorable pour le secteur pharmaceutique. Et pour 79 % d’entre eux, c’est une réelle opportunité. Celle-ci se situe davantage sur le plan de l’image et de la communication pour les entreprises interrogées, que sur le plan marketing, commercial ou stratégique.

Une faible maturité dans la mise en oeuvre

Dans l’industrie pharmaceutique, moins de 10 % des dirigeants ont mis en oeuvre une stratégie formalisée de présence et d’interaction sur les réseaux sociaux. 27 % d’entre eux n’ont pas encore engag–é de réflexion alors que la moitié d’entre eux l’ont déjà fait. Le cadre réglementaire apparaît comme le principal frein au développement de leur stratégie de communication.

Une responsabilité sociale plus exposée

Plus de la moitié des laboratoires (58 %) analysent leur empreinte sociale sur les réseaux sociaux. Toutefois, le community management est un métier nouveau pour l’industrie pharmaceutique. En effet, seul 1 interviewé sur 10 confirme la présence d’un community manager dans son département.

Toutefois, la communication des laboratoires devient plus transparente et transversale avec l’ensemble des parties prenantes : avec l’usage croissant des réseaux sociaux, la responsabilité sociale des laboratoires semble davantage exposée pour 78 % des laboratoires.

Méthodologie : La 1ère édition du Baromètre des Réseaux Sociaux dans l’industrie pharmaceutique est le résultat d’interviews réalisées entre le 16 août et le 16 novembre 2012. Ces interviews se sont déroulées en face à face et par téléphone auprès de 30 dirigeants de l’industrie pharmaceutique. Une étude quantitative a également été réalisée par internet auprès d’un échantillon de 500 Français, les 19 et 20 décembre 2012.

Ces travaux ont été encadrés par un comité prospectif composé de :

Dominique ROUZIES – Professeur HEC PARIS, Directeur scientifique Mastère spécialisé Intelligence Marketing, titulaire de la Chaire EDF
Alain BLOCH – Professeur CNAM, titulaire de la chaire Action Commerciale et Distribution,
Julien LEVY – Professeur affilié HEC PARIS, titulaire de la chaire E business,
Nicolas MOINET – Professeur des Universités IAE POITIERS,
Fabrice ROTH – Professeur des Universités IAE LYON,
Ludovic FRANCOIS – Professeur Affilié HEC PARIS.