Les nouvelles technologies font partie du présent et de l’avenir de la médecine. Les praticiens le savent bien, ils sont souvent parmi les premières catégories socio-professionnelles à s’équiper. Pour la deuxième année, l’Observatoire Vidal des usages numériques en santé a publié, en partenariat avec le Conseil national de l’ordre des médecins, son baromètre dédié aux médecins utilisateurs de smartphones et révèlent certaines de leurs habitudes.

Aujourd’hui, 94 % des médecins utilisent leur smartphone à une fin professionnelle ou mixte. 66 % d’entre eux possèdent un iPhone, 27 % un appareil sous Android. BlackBerry et Windows Phone perdent eux du terrain par rapport à 2012. Ils sont aussi souvent des utilisateurs de tablette : 56 % des médecins ayant un smartphone en possèdent désormais une (contre 37 % en 2012), principalement un produit Apple (81 %). La prédominance de la marque à la pomme n est pas étonnante puisque la majorité de applis santé se trouvent sur l Appstore…
Sur ces smartphones et ces tablettes, plus d’un médecin sur deux (56,2 %) possèdent des applications médicales. Les téléchargements concernent à plus de 89 % les bases de données médicamenteuses (+20 % en un an) et à 75,5 % les interactions entre les différents produits (+10 % en un an). L information médicamenteuses est donc essentielle. Le trio de tête est complété par des applis fournissant des actualités santé.
Mais s’ils font confiance aux applis professionnelles, ils ne sont que 8 % à recommander une application santé à leurs patients. Ils jugent l’offre encore trop peu fiable. D’où l’intérêt de site comme celui de dmd Santé qui veut évaluer et recommander des applis santé.

Autre enseignement de ce baromètre 2013, les médecins semblent de plus en plus accros à leur smartphone, comme le reste des Français. Ainsi, 86 % des sondés avouent laisser leur appareil allumé pendant leur consultation et 81 % n’hésitent pas à répondre à un appel. Mais peut-être est-ce pour répondre à un autre patient puisque 47 % d’entre eux ont donné leur numéro à leur clientèle.
Enfin, concernant la navigation Internet, ce sont là aussi les sites de bases de données médicamenteuses qui sont les plus consultés (66 %) mais suivis cette fois des sites institutionnels (45 %) et des sites d’actualités médicales (42 %). Quant aux forums et réseaux sociaux, tellement prisés par les patients, à peine 20 % des médecins les utilisent à des fins professionnelles. Facebook est le plus fréquenté (88,3 %), loin devant Twitter (30,6 %) et Linkedin (16 %). L ère de la consultation en ligne n est pas encore arrivée.